Un filo d'aria

Un filo d'aria

Installation audiovisuelle
Xylographie et couture sur toile
35 x 35 cm
Série de 11 tableaux
Galerie Ninapì, Ravenna (IT) Prix Starting Point 2009
Maison Scaccia, (LU) 2013

A breath of air

Audio-visual installation
Printing and embroidery on canavas
35 x 35 x 5 cm
Edition of 11 canavas
Galerie Ninapì, Ravenna (IT) Starting Point Prize 2009
Maison Scaccia, (LU) 2013

L'installation de Sandy Flinto se polarise sur une complexité structurelle et symbolique. Onze cadres représentant des poumons noircis dans lesquels lentement s’annulent les alvéoles brodés en fil rouge. Sandy construit un background sonore, subtilement persistant, parmi le rythme binaire sa respiration et le son de l'aiguille qui perfore la toile : ces sons en deviennent la bande sonore.
Il s’agit d’un travail inquiétant, presque théâtrale et, en même temps, décharné et soigné. Il pourrait même y avoir l'odeur d'un désinfectant pour nettoyer les plaies.
Un filo d'aria raconte en onze étapes la lente dissolution de notre respiration et l’artiste le fait avec une grâce coupante, avec un geste qui est doux et à la fois obsessif, et minutieux. Les poumons sont des xylographies noirs sur fond blanc, tandis que le fil rouge se fait son chemin de façon apparemment accidentelle, presque pour évoquer une densité matérielle picturale. Le bruit de l'aiguille qui traverse le tissu devient un acte presque violent, un obsession, hautement symbolique, de naissance, de sang, de corps, de chair qui semble se décomposer graduellement.
Sandy, en s’actionnant sur des terrains déjà certainement rompu (comme l'exemple de Francesco Vezzoli et de ses très coûteuses broderies), le fait de manière entièrement personnelle. Le geste de la broderie ici n'est pas un acte précieux, il n'y a rien de gracieux, ni il veut y être : ce fil, cruel à la fin, n'est pas une valeur ludique enfantine, un agréable détail, un modus operandi féminin prêté à l'art sur la vague de quelque influence à la mode. Il pourrait être, au contraire, le fil qui coupent les Moire ; il est le fil-respiration qui devient toujours plus plaintif et imperceptible jusqu'à au silence final, sans appel et définitif de la mort. Sandy raconte ce drame. Et elle le fait lucidement, en restant sur un territoire aseptique qui, en tant que tel, devient tragique et terrible. Et dans cette terreur légère, reprise, racontée, elle trouve son sens esthétique.

Sabina Ghinassi

L'installazione di Sandy Flinto si muove sulla complessità strutturale e simbolica. Sono undici quadri contenenti xilografie raffiguranti polmoni anneriti nei quali lentamente si annientano gli alveoli ricamati in filo rosso. Insieme, Sandy costruisce un background sordo, sottilmente persistente, tra il ritmo binario del suo respiro e il suono dell'ago del ricamo che trafigge la tela : questi suoni diventano una colonna sonora.
È un lavoro inquietante, quasi teatrale e, allo stesso tempo, scarno e pulito. Potrebbe anche avere l'odore di un disinfettante per pulire le ferite. "Un Filo d'Aria" racconta in undici stazioni la lenta dissoluzione del nostro respiro e lo fa con una grazia tagliente, con un gesto che è dolce e insieme maniacale, puntiglioso e avvolgente. I polmoni sono xilografie nere su fondo bianco, mentre il filo rosso si avvolge in modo apparentemente accidentale, quasi per rievocare una densità materica, di pittura. Ed il rumore dell'ago che attraversa il tessuto diventa un atto quasi violento, ossessivo, altamente simbolico, di nascita, di sangue, di corpo, di carne che sembra decomporsi gradualmente.
Sandy, pur operando su terreni certamente già abbondantemente assimilati (valga l'esempio di Francesco Vezzoli e dei suoi costosissimi ricami), lo fa in maniera del tutto personale. Il gesto del ricamo per lei non è un atto lezioso, non c'è nulla di grazioso qui, né vuole esserci: quel filo, crudele alla fine, non è una preziosità ludico infantile, un piacevole dettaglio, un modus operandi femminile prestato all'arte sull'onda di qualche influsso fashionista. Potrebbe essere, al contrario, il filo che tagliano le Moire; è il filo-respiro che diventa sempre più flebile e impercettibile sino al silenzio finale, inappellabile e definitivo, della morte. Sandy racconta questo dramma. E lo fa lucidamente, restando su un territorio asettico che, in quanto tale, diventa tragico e terribile. E in questo terrore protratto, ripreso, raccontato, trova il suo senso estetico.

Sabina Ghinassi